Construire un épargnant nouveau ! Oui … mais comment ?

jean marc FOurré • 4 juin 2015
Dans sa dernière livraison, l’excellente revue du Conseil scientifique de l’AMF revient sur la manière dont la théorie économique aborde son sujet de prédilection l’agent économique au comportement rationnel lorsque il agit en tant que simple … épargnant.

L’auteur de l’article part du constat que la crise financière de 2008 – 20.. a révélé les limites de la théorie néo-classique de l’agent économique au comportement et aux anticipations rationnels, parfaitement informé (homo economicus) et agissant – pour ce qui concerne son épargne – dans un environnement de marchés parfaitement compréhensibles et prévisibles.

En réalité, l’épargnant réel (homo sapiens) est très peu rationnel, mal éduqué, mal informé, victime de ses biais cognitifs et de ses émotions : hyper sensibilité aux pertes, confiance exagérée en son jugement propre, préférence trop forte pour le présent… Homo sapiens est aussi limité par le coût important de l’information technique, macroéconomique, fiscale, financière etc. qu’il devra rechercher pour éclairer ses choix et optimiser ses décisions.

Comment expliquer autrement le fait qu’il épargne dans le temps de manière plutôt sous-optimale, qu’il est nettement sous-investi en actifs risqués (pourtant plus rémunérateurs après prise en compte du risque), qu’il délaisse les mécanismes de rente viagère (plus favorables statistiquement, mais attention ! – cf. notre blog), qu’il construise son portefeuille d’actifs financiers de manière biaisée et sur la base d’anticipations toujours trop pessimistes ?

Dès lors il faut construire un épargnant nouveau.

La théorie économique apporte des réponses, sous la forme de ce que l’auteur appelle un ‘‘paternalisme libertaire’’, soit : ‘‘aider les épargnants, par de doux subterfuges, à prendre la bonne décision, tout en leur laissant la liberté de choix’’. Pour construire l’épargnant nouveau, il faut donc lui offrir une meilleure éducation financière, l’engager dans des plans d’épargne subtilement obligatoires, peser sur son aversion au risque, ses anticipations quant au rendement des actifs à long terme et sa préférence pour le présent par un nudging (le pousser doucement dans la bonne direction) et un coaching appropriés.

OPADEO CONSEIL souhaite ici apporter sa contribution, même modeste, à la construction de l’épargnant nouveau. Sans écarter les pistes évoquées ci-dessus, nous ajouterions pour notre part : apporter à l’épargnant un conseil personnalisé, accessible, compétent et indépendant ; lui offrir des solutions d’investissement de long terme fondées sur des actifs compréhensibles, tangibles et pérennes ; lui permettre d’évoluer dans un environnement fiscal et réglementaire au pire neutre (sinon favorable), stable et prévisible.

Pour en savoir plus …

Revue du Conseil scientifique n°2 – mai 2015 – AMF

Crédit Phot. : ArktosArt
par Vincent Boisseau 3 mars 2025
Depuis le jeudi 27 février, l'outil O2S d'HARVEST est bloqué suite à une cyberattaque. L'information est officielle depuis le vendredi 28 février. A ce jour , lundi 3 mars, l'outil n'est pas rétabli. A ce jour, aucun élément n'indique qu'il y a eu fuite de données. CONSTATS & ANALYSES Suite à la cyberattaque d’HARVEST, il y a des obligations CNIL à faire en tant que vous Responsable des Traitements et HARVEST sous-traitant. D'autant qu'O2S contient une quantité astronomique de Données à Caractère Personnel sur les clients : adresse, mail, téléphone, RIB, patrimoine, CNI, peut-être données médicales...bref, c'est énorme. Donc il y a effectivement des choses à faire. Voici le lien vers la CNIL qui traite des violations de données personnelles : https://www.cnil.fr/fr/notifier-une-violation-de-donnees-personnelles En effet notre analyse est: qu’il y a eu une violation de données du fait d’un cas cité : perte de disponibilité , d’intégrité ou de confidentialité de données personnelles, de manière accidentelle ou illicite) En revanche on ne sait pas encore s’il y a eu fuite de données, LE DISPOSITIF d'HARVEST Voici les informations reçues par un CGP, en juillet 2024, sur le dispositif HARVEST : plutôt sérieux. "Sécurité physique : Les serveurs sont hébergés dans un Datacenter Interxion dans l’UE. Le Datacenter a de nombreuses certifications : ISO 14001:2004, ISO 27001 & ISO 22301, ISO 50001:2011, OHSAS 18001, ITIL V3 ,PCI-DSS, HDS (Hébergeur Données Santé). Les infrastructures sont monitorées 24h/24 et 7h/7. Les baies hébergeant les systèmes sont fermées à clé, seul le personnel habilité a accès aux baies : Notre sous-traitant (Waycom) pour la mise à disposition et la supervision des infrastructures d’hébergement travaillant pour le compte d’Harvest (hors baies privées dédiées dont l’accès est géré uniquement par Harvest) Les membres habilités de la DSI Harvest. Les grappes de disques ainsi que les alimentations sont redondées (ainsi que tous les éléments critiques physiques du Datacenter : réseaux internet, réseaux électriques, etc…). Sécurité logique : Les données de production sont accessibles uniquement par un nombre de personnes restreint, défini en accord avec le comité des risques d’Harvest. En aucun cas nos sous-traitants ont accès aux données applicatives. L’accès est basé sur une authentification : compte / mot de passe. Les droits et habilitations sont donnés selon le profil de l’utilisateur. Les flux sont chiffrés (HTTPS). Les données des applications répliquées en continue sur un serveur de secours local et sauvegardées sur un serveur de sauvegarde distant. Les opérations effectuées sur les serveurs sont journalisées. Les serveurs sont mis à jour régulièrement et possèdent un antivirus à jour. Des tests de vulnérabilité sont effectués périodiquement et donnent lieu, si nécessaire, à des plans de remédiation. Réglementaire : Dans le cadre de la réglementation européenne RGPD, un registre des traitements a été créé, il est maintenu par le DPO (Data Protection Officer) d’Harvest. Plan de continuité (PUPA), dans ce cadre Harvest : Dispose d’une procédure de gestion et d’escalade des incidents. A mis en place un comité des risques et est accompagné par un cabinet d’audit externe Activation de la cellule de crise en cas de problème majeurRéalise des évolutions régulières sur l’infrastructure matérielle et logicielle de ses environnements pour améliorer en permanence les performances et la sécurité " QUE FAUT IL FAIRE en interne ? La violation de données et la cyberattaque ne concernent pas VOS systèmes mais ceux d'un sous-traitant. Donc pas de panique. Quand on lit les instructions CNIL, dans cette configuration, il faut documenter la violation de données en interne. QUE FAUT IL FAIRE vis à vis de la CNIL? Là l'instruction est claire : il faut notifier l’incident à la CNIL dans les 72 heures (donc aujourd'hui pour ceux qui ne l'ont pas faite). Pour ce faire, la CNIL vous accompagne : compléter le document préparatoire (aide au remplissage) : https://www.cnil.fr/sites/cnil/files/2023-07/trame_des_notifications_de_violations_de_donnees_0.odt puis faite la notification en ligne : https://notifications.cnil.fr/notifications/ QUE FAUT IL FAIRE vis à vis de vos clients ? Ne faites rien pour le moment ! Il faut prévenir les clients si la fuite de données est avérée. En effet, la CNIL précise : en cas de doute sur l’incidence de la fuite de données personnelles concernant la vie privée des personnes concernées (c’est le cas à ce jour car nous ne savons pas s’il y a eu fuite ou non de données), notifiez à la CNIL qui vous indiquera s’il est nécessaire d’informer les personnes. Voilà Croisons les doigts pour que vous puissiez rapidement travailler et que les données des clients ne fuitent pas.!
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