Les Blockchains

Chaine-bateauVoici un ensemble d’articles pédagogiques à souhait pour vous permettre de mieux comprendre les blockchains…

PRINCIPES DE BASE

« Imaginez que vous marchez dans une rue bondée, qu’un piano tombe du ciel et qu’il s’écrase par terre sous le regard d’une douzaine de personnes. Dans la seconde qui suit, chaque témoin de l’évènement est interrogé et passe au détecteur de mensonge en racontant exactement ce qu’il a vu. Tous racontent précisément la même histoire. Y a-t-il le moindre doute sur le fait que le piano est bel et bien tombé du ciel ?   C’est le principe qui se trouve derrière la blockchain »

« Les spectateurs qui s’accordent sur les évènements de la blockchain sont dans la réalité des « nœuds de calculs », des dizaine de milliers d’ordinateurs isolés les uns aux autres géographiquement. Le détecteur de mensonge est dans la réalité ce qu’on appelle une « preuve de travail » (« proof of work ») : un processus crypté, qui prouve que l’avis émis par le « noeud de calcul » est issu du bon processus de calcul, que telle étape a été respectée, etc. Pour falsifier des évènements dans la blockchain, c’est-à-dire faire croire que le piano n’est pas tombé, il faudrait donc rassembler plus de la moitié des noeuds, c’est-à-dire des gens ayant vu le piano tomber, et leur faire dire la même chose (que le piano n’est jamais tombé), exactement au même moment, sans qu’ils aient pu se coordonner auparavant. C’est impossible pour le piano ; ça ne l’est pas moins pour la blockchain. »

Selon le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

La blockchain est donc « juste une écriture comptable d’opérations numériques, partagées entre de multiples parties prenantes. Elle ne peut être mise à jour que par consensus entre une majorité de participants au système. Et, une fois entrée, l’information ne peut jamais être écrasée. »

Source : blockchainfrance.net

FONCTIONNEMENT

[Dossier] La blockchain : futur tiers de confiance ? – Les principes de base de la technologie blockchain

APPLICATIONS

« On peut classifier l’utilisation de la blockchain en trois catégories :

  • Les applications pour le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…)
  • Les applications de la blockchain en tant que registre : elle assure ainsi une meilleure traçabilité des objets et des actifs.
  • Les smart contracts : il s’agit de programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés ».

« Les champs d’exploitation sont immenses : finance, assurance, immobilier, santé, divertissement, transports, vote en ligne… De façon générale, des blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires, cadastre,…) par des systèmes informatiques distribués ».

Exemple de l’Estonie :

 

Bien évidemment, les promesses ne sont pas exemptes de défis et de limites, qu’elles soient économiques, juridiques, de gouvernance, ou encore écologiques.