Les Français, leur épargne et le web ? On s’aime de plus en plus !

FiletPassé un peu inaperçu, le sondage commandé par l’AMF sur le comportement Web des internautes  quant à leur besoin d’information, de souscription ou de gestion de placement est instructif…

Qu’y apprend-on ?

1) Que l’utilisation d’internet est une pratique courante. Ainsi :

26 % des internautes ayant souscrit au moins un placement ces dernières années déclarent l’avoir fait (au moins une fois) en ligne

  37 % d’entre eux répondent qu’ils utilisent internet pour gérer leur épargne, en particulier leur assurance vie ou leur épargne salariale.

Au cours des six derniers mois, 41 % des internautes détenteurs de placements ont déclaré en effet avoir recherché des informations en se déplaçant en agence bancaire

Internet est plus particulièrement utilisé dans la recherche d’informations sur les produits d’investissement comme les actions (48 %) et les instruments spéculatifs type warrants, turbos, Forex, CFD, options binaires (39 %). C’est moins le cas pour l’assurance vie (22 %) ou l’épargne bancaire (15 à 20 %).

2) Que les raisons pour souscrire sur internet sont la souplesse et le coût :

source : Médiamétrie / AMF

Et l’immobilier dans tout ça ? 

Selon Médiamétrie, 1 Français sur 3 suit l’immobilier sur internet 

« En septembre 2015, 16,7 millions d’internautes ont consulté au moins un site ou une application d’immobilier sur ordinateur, smartphone et/ou tablette. Soit  32% des Français.

Parmi les internautes fréquentant des sites ou applications d’immobilier, près de 3  sur 4 (73,5%) utilisent l’ordinateur, plus d’1 sur 4 (27% ) le téléphone et près d’1 sur 5 (18%) la tablette.

L’audience des sites immobiliers sur ordinateur a progressé de 2,2 % entre septembre 2014 et 2015.  Sur tablette, cette progression est de 10%. Sur  smartphone, cette augmentation est encore plus marquée avec une progression  de 80%.

Les 35-49 ans constituent le premier bassin d’audience des acteurs de l’immobilier : ils représentent 32% des visiteurs uniques sur internet. Les 50-64 ans sont également fortement consommateurs  de cet univers, et représentent 27% de l’audience totale. » (sondage MEDIAMETRIE 14 12 2015)

Et les conclusions de tout ça ?

Difficile de tirer des conclusions générales d’un sondage assez orienté « web ».

Néanmoins :

Les Français semblent être mûrs pour gérer intégralement leur épargne sur internet ; tant l’information sur les produits que réaliser les opérations. Que cela illustre que les FinTech qui s’approprient la gestion de l’épargne ont un terreau propice.

Que, pour l’information sur les produits, la présence du conseiller bancaire est encore forte, mais que celle du conseiller indépendant est absente (la faute à la formulation du sondage ou aux résultats non significatifs ?)

Que l’approche conseil (au sens : donner une perspective patrimoniale court/moyen/long terme à ces produits) est totalement absente de ce sondage commandé par l’AMF….Surprenant, car c’est bien là néanmoins que réside la vraie valeur ajoutée d’un conseiller. C’est là que doit se positionner la « lutte » pour capter et conserver le particulier. C’est là quel le contact humain a sa valeur.

Que si les conseillers indépendants se cantonnent à donner des informations sans valeur ajoutée, qu’on peut trouver sur internet, alors leur avenir est compromis.

 

Bref, donnez du sens, donnez de la valeur.

 

En savoir plus :

 

 

Crédit photo : Heinrich Woerner GmbH