Robo advisor, robo assuror et big data … panorama de la Fintech française

OPADEO CONSEIL était pour vous à la deuxième édition de la FIN&TECH COMMUNITY, avec pour thème‘‘Les Fintech au cœur de la nouvelle économie’’, le 25 novembre dernier à Bercy.

Au programme, les tables rondes habituelles et la cérémonie de remise des labels Fintech pour les secteurs Assurances et Banque, la Gestion d’actifs, les métiers du chiffre et du conseil, l’Economie sociale et solidaire et l’Immobilier.

Sans entrer dans le détail des nombreux et passionnants thèmes de réflexion abordés au cours de cette journée, OPADEO CONSEIL vous livre ici quelques enseignements, pour vous donner l’envie d’en savoir plus.

Dans le domaine de l’assurance, le ‘‘robo assuror’’, plateforme de conseil automatisée spécialisée sur un segment de la clientèle (particuliers, professionnels, entreprises …) ou une catégorie de risques, se veut le pendant du ‘‘robo advisor’’ de la gestion de portefeuille. Ce même concept se développe aussi sous une forme collaborative, pour permettre une meilleure connexion des marques et de leurs utilisateurs, ou, au contraire, en totale indépendance des compagnies d’assurance, pour permettre l’expression la plus libre des besoins et l’analyse des solutions au sein d’une communauté d’utilisateurs.

Un peu plus loin de notre contexte professionnel, l’internet des objets a aussi toute sa place dans le domaine de la Fintech Assurance, avec des solutions connectées à destination des personnes isolées et de leurs aidants, des structures de soins ou encore dans le domaine des informations ‘‘portatives’’.

Pour la banque, la Fintech se déploie dans le domaine du financement participatif, le traitement massif des données financières en temps réel, les solutions de paiement de proximité et, plus mystérieux, l’investigation sur les flux financiers opérés sur les crypto monnaies.

Pour la gestion d’actifs, la Fintech cherche à développer de nouvelles plateformes d’échanges d’actions de TPE / PME (la renaissance des bourses régionales ?) ou de start-ups de croissance (devenez un ‘‘business angel’’ en un clic), propose de nouvelles approches en matière d’allocation d’actifs et de conseil en gestion de patrimoine (les fameux ‘‘robo advisors’’) et offre ses solutions de gains de productivité aux gérants d‘actifs. L’intelligence artificielle et le ‘‘big data’’ sont également convoqués pour améliorer les performances de la gestion financière, dans un contexte de ‘‘digitalisation’’ de l’industrie et de pression sur les rendements et les marges.

La Fintech associée aux métiers du chiffre et du conseil, c’est, par exemple, des solutions visant à améliorer le financement des entreprises (nouvelles approches, nouveaux services et là aussi : plateformes participatives). L’immobilier et l’économie sociale et solidaire ne sont pas en reste, avec là encore des projets à dominante participative.

En résumé de ce rapide panorama de la Fintech française, on retrouve dans chaque projet, à doses variables :

  • une approche collaborative ou participative, visant à rassembler et échanger des besoins, des offres, des connaissances ou des expériences, mais aussi des données de toutes sortes ;
  • des connections immédiates et permanentes (de personnes, d’objets, d’outils ou de systèmes …) permettant de démultiplier les sources d’information ;
  • une capacité à générer puis gérer instantanément, à coût très faible, des masses de données techniques, financières … et personnelles ;
  • et une capacité à traiter de manière la plus intelligente possible ces données, de manière à en extraire des services pointus et personnalisés.

Pour en savoir plus :

www.finance-innovation.org

Crédit Phot. : Theo Jansen, Sculpture cinétique.