Comment les plateformes de financement participatif vont-elles se démarquer entre elles ?

Il est intéressant de suivre les critères de différenciation des plateformes de financement participatif entre elles…car la lutte fait rage !

  • Lendix, la dernière née des plateformes de financement participatif permettant aux TPE / PME d’emprunter des fonds auprès des particuliers, a bouclé une levée de fonds de 7 millions d’euros auprès de Partech Ventures, Weber Investissements et des dirigeants d’123Venture.
  • Lendopolis créée en octobre dernier sur ce même créneau des prêts aux TPE/PME a une particularité  : une attestation portant sur les informations financières délivrée par les experts- comptables garantissant ainsi la cohérence du projet d’entreprise présenté sur Lendopolis.

Mes conclusions :

Dans le cas de LENDIX, c’est une société de gestion de capital investissement spécialisée dans les FIP/FCPI qui en est l’initiateur : 123VENTURE . Une société de gestion de capital investissement tout ce qu’il y a de plus classique, quasi-leader sur son marché,  qui vient de créer sa plateforme avec des moyens considérables. Tout ce qu’il y a de plus logique…les sociétés de gestion de FIP/FCPI sont directement menacées par ces plateformes : mêmes cibles de PME, mêmes projets, mêmes montants d’investissements, sans les contraintes réglementaires…etc..mieux vaut donc anticiper.

Le cas de LENDOPOLIS est fort intéressant car il répond à un point précis…la qualité des projets sous-jacents. Ce point est pour moi essentiel…car trouver des porteurs de projets qui veulent de l’argent, ça c’est facile. Trouver des investisseurs séduits par les belles aventure ? Pas si compliqué.

Le seul hic dans la machine, ce serait des tromperies de projets mal ficelés, faisant la une des journaux, et pourtant sélectionnés par des plateformes…la confiance des investisseurs serait alors écornée.

Pour moi, la pérennité du système de crowdfunding passe donc par :

  1. une sélection drastique des projets
  2. une qualité des processus internes 
  3. la mise en place d’un contrôle interne de conformité et d’une démarche « qualité client »